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Psychologie cognitive

L’Érotomanie ou l’Impuissance de la Logique : Quand le traitement de l’information valide le délire

11 Mins de lecture19 décembre 2025011 VuesLa rédactionLa rédaction
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Il existe des erreurs qui portent un cos­tume impec­cable. Elles parlent cal­me­ment, citent des détails, enchaînent les causes et les effets, anti­cipent les objec­tions. Elles ne res­semblent pas à l’absurde : elles res­semblent à une démons­tra­tion.

Un mes­sage vu sans réponse. Un sou­rire neutre dans un cou­loir. Une phrase admi­nis­tra­tive — « On se revoit en réunion » — et, der­rière ces riens, une cer­ti­tude : il m’aime. Pas “j’ai l’impression”, pas “je me fais peut-être un film”, mais une convic­tion pleine, stable, struc­tu­rante. L’érotomanie n’est pas une romance qui s’emballe : c’est une machine cog­ni­tive qui trans­forme l’ambigu en preuve, et la preuve en des­tin.

Micro-exer­cice : repé­rer aujourd’hui une inter­ac­tion ambi­guë (silence, ton, regard). Quelles sont trois his­toires incom­pa­tibles que l’esprit pour­rait racon­ter à par­tir du même signal ?

Clarifier sans réduire : de quoi parle-t-on ?

On asso­cie clas­si­que­ment l’érotomanie au “syn­drome de Clé­ram­bault” : la convic­tion déli­rante qu’une autre per­sonne — sou­vent per­çue comme plus pres­ti­gieuse, plus puis­sante, plus “inac­ces­sible” — est amou­reuse du sujet et le lui signi­fie de façon indi­recte. Le cœur du phé­no­mène, du point de vue cog­ni­tif, n’est pas l’intensité du désir, mais le régime de cer­ti­tude et la résis­tance à la révi­sion.

Cette résis­tance ne s’explique pas par une absence de logique. Au contraire : la logique peut fonc­tion­ner, par­fois même avec une sophis­ti­ca­tion redou­table, mais elle se met au ser­vice d’une pré­misse deve­nue intou­chable. Le rai­son­ne­ment ne sert plus à explo­rer le réel ; il sert à le plier.

Ques­tion  : à quel moment une croyance quitte-t-elle le domaine de la convic­tion forte pour entrer dans celui du “non révi­sable” ?

L’axiome-roi : quand une prémisse avale la réalité

Toute pen­sée repose sur des fon­da­tions. Les sciences parlent d’hypothèses, la sta­tis­tique de priors, la phi­lo­so­phie de pré­sup­po­sés. Dans un esprit flexible, ces fon­da­tions s’ajustent : elles se frottent au monde, encaissent des contre-exemples, se refor­mulent.

Dans l’érotomanie, une fon­da­tion se dur­cit jusqu’à deve­nir un axiome sou­ve­rain : « l’autre m’aime ». Dès lors, l’information ne sert plus de maté­riau pour déci­der, mais de décor pour confir­mer. La logique ne dis­pa­raît pas : elle change d’employeur. Elle devient l’avocate d’une cause, pas l’enquêtrice d’une véri­té.

Le signe dis­tinc­tif est simple et ter­ri­fiant : quelle que soit la don­née, la conclu­sion reste la même. Pré­sence, absence, dou­ceur, froi­deur, refus, silence : tout peut être conver­ti en “preuve” par un sys­tème qui refuse par prin­cipe de perdre.

Micro-exer­cice : prendre une croyance per­son­nelle très solide. Qu’est-ce qui, concrè­te­ment et dans la vraie vie, pour­rait la contre­dire au point de la faire bou­ger ?

L’infalsifiable : la croyance qui ne peut plus rater

En sciences, une hypo­thèse gagne en valeur quand on sait com­ment la tes­ter, donc com­ment elle pour­rait échouer. Une croyance devient dan­ge­reu­se­ment puis­sante quand elle s’organise pour ne plus pou­voir être mise en défaut : chaque contre-exemple est reclas­sé en confir­ma­tion (“il nie, donc il dis­si­mule”, “il fuit, donc il souffre”).

Ce méca­nisme n’a pas besoin de mau­vaise foi. Il peut naître d’une simple asy­mé­trie : le sujet s’accorde le rôle d’interprète ultime, et retire au réel le droit d’arbitrer.

Ques­tion  : quelles idées, dans la vie publique (réseaux sociaux, poli­tique, conflits), semblent aujourd’hui construites pour être impos­sibles à réfu­ter ?

Le cerveau prédictif : corriger des erreurs… ou sacraliser l’erreur

Une pers­pec­tive influente en psy­cho­lo­gie cog­ni­tive décrit le cer­veau comme un sys­tème de pré­dic­tion : il anti­cipe le monde, puis ajuste ses modèles selon les écarts, les « erreurs de pré­dic­tion ».

Dans un fonc­tion­ne­ment souple, l’écart entre l’attente (« il m’aime ») et la réa­li­té (« il m’i­gnore ») force une mise à jour dou­lou­reuse du logi­ciel interne. Mais dans l’érotomanie, le coût de cette mise à jour est trop éle­vé : renon­cer à l’axiome signi­fie­rait l’ef­fon­dre­ment d’un sens vital ou un retour à une soli­tude insup­por­table. Le sys­tème cog­ni­tif choi­sit alors de sacra­li­ser l’erreur de pré­dic­tion plu­tôt que de révi­ser le modèle. L’écart est trai­té comme un bruit péri­phé­rique ou une dis­si­mu­la­tion de l’autre. On ne change pas de modèle, on change le monde pour pro­té­ger sa propre sta­bi­li­té psy­chique.

Ce ren­ver­se­ment pro­duit une impres­sion sub­jec­tive de luci­di­té abso­lue : le sujet a le sen­ti­ment de com­prendre la struc­ture pro­fonde de la réa­li­té là où les autres ne voient que la sur­face.

Micro-exer­cice : repé­rer une décep­tion récente. L’esprit a‑t-il modi­fié l’attente (“je m’étais trom­pé”) ou enri­chi le récit (“il y a for­cé­ment une expli­ca­tion cachée”) ?

Une brique cognitive sous-estimée : la saillance “trop forte”

Cer­tains tra­vaux (notam­ment autour de la notion de “saillance aber­rante”, sou­vent asso­ciée à Kapur) sug­gèrent qu’une par­tie du délire peut naître d’un monde où des détails neutres prennent une impor­tance dis­pro­por­tion­née. Un regard devient “char­gé”, un hasard devient “signal”, une phrase stan­dard devient “mes­sage”.

Quand la réa­li­té semble sur­li­gnée, la logique arrive ensuite pour relier les sur­li­gnages. Le délire ne res­semble plus à un manque de rai­son­ne­ment, mais à un excès de signi­fi­ca­tion.

Ques­tion  : quels sont les détails qui “s’allument” trop faci­le­ment dans ton quo­ti­dien (ton, délais de réponse, micro-gestes), au point d’écraser les expli­ca­tions ordi­naires ?

Cryptographie sociale : quand l’amour devient un code privé

La cryp­to­gra­phie offre une méta­phore rare­ment uti­li­sée, mais éclai­rante. Déchif­frer un mes­sage sup­pose deux élé­ments : un signal, et une clé. Sans la clé, on peut trou­ver des motifs par­tout — et plus on cherche, plus on “voit” des régu­la­ri­tés, parce que l’esprit humain excelle à détec­ter des struc­tures, même là où il n’y en a pas.

Dans l’érotomanie, le sujet se com­porte comme s’il pos­sé­dait la clé du “mes­sage amou­reux” de l’autre. Le sou­rire veut dire, le silence veut dire, la dis­tance veut dire. La com­mu­ni­ca­tion sociale devient un texte chif­fré dont le sujet serait le seul tra­duc­teur légi­time.

Le pro­blème n’est pas d’interpréter : c’est de rendre l’interprétation invé­ri­fiable. Quand toute contes­ta­tion se trans­forme en preuve de dis­si­mu­la­tion, la réa­li­té perd son droit de vote.

Micro-exer­cice : lis­ter cinq “signes” que l’on inter­prète sou­vent (silence, humour, ponc­tua­li­té, regard, poli­tesse). Pour cha­cun, écrire deux inter­pré­ta­tions plau­sibles et contra­dic­toires.

Étude de cas : bureaux, badges et bombes sociales

Le bureau est un labo­ra­toire idéal du délire : hié­rar­chie, codes impli­cites, poli­tesse obli­ga­toire, inter­ac­tions frag­men­tées, traces écrites (emails, réunions) et zones grises per­ma­nentes. L’ambiguïté y est struc­tu­relle, donc exploi­table.

Dans ce décor, une employée se sait aimée de son supé­rieur. La cer­ti­tude n’est pas une rêve­rie : elle orga­nise le monde. « Il m’a confié ce dos­sier » devient un signe d’élection ; « il m’a répon­du sèche­ment » devient une stra­té­gie de camou­flage ; « il m’évite » devient un effort pour “ne pas tra­hir” ses sen­ti­ments.

Puis arrive une nou­velle recrue. La réa­li­té intro­duit une variable : le supé­rieur com­pli­mente le tra­vail de la nou­velle, la sol­li­cite, lui sou­rit — par­fois sim­ple­ment parce qu’il fait son métier de mana­ger. Pour une cog­ni­tion souple, rien là-dedans ne contre­dit une absence d’histoire. Pour une cog­ni­tion cap­tu­rée par l’axiome, l’écart est insup­por­table : soit l’axiome tombe, soit le monde doit se réor­ga­ni­ser.

Le plus sou­vent, le sys­tème choi­sit la réor­ga­ni­sa­tion. La nou­velle recrue devient l’“obstacle” : mani­pu­la­trice, pro­vo­ca­trice, intruse, menace. Les rumeurs, le sabo­tage d’image, l’ostracisation peuvent alors être vécus non comme une agres­si­vi­té, mais comme une légi­time défense. Le délire cesse d’être un évé­ne­ment inté­rieur : il devient une stra­té­gie sociale.

Ques­tion  : dans un conflit vécu, as-tu déjà sen­ti ton esprit conver­tir un désac­cord en “menace”, comme si l’autre ne pou­vait plus être un sujet mais seule­ment un obs­tacle ?

Théorie de l’esprit : l’autre, personne ou décor ?

La théo­rie de l’esprit désigne la capa­ci­té à repré­sen­ter autrui comme un esprit auto­nome, avec ses inten­tions propres. On ima­gine sou­vent que le délire est une absence de cette capa­ci­té ; en réa­li­té, l’é­ro­to­ma­nie en est une forme d’hy­per-acti­va­tion défor­mée. Le sujet ne manque pas d’at­tri­buer des pen­sées à l’autre, il lui en prête trop. Chaque silence devient une inten­tion, chaque geste une stra­té­gie. L’autre n’est plus un centre de déci­sions indé­pen­dant, mais un écran où se pro­jette une inten­tion unique et omni­pré­sente. Ce n’est pas un manque de rai­son­ne­ment, mais une “hyper-men­ta­li­sa­tion” : une ratio­na­li­sa­tion per­for­mante appli­quée à un modèle de l’autre tota­le­ment ins­tru­men­ta­li­sé par le délire. L’autre perd son droit à l’o­pa­ci­té et à l’in­dif­fé­rence ; il est condam­né à signi­fier ce que l’é­ro­to­mane a déjà déci­dé.

On croit sou­vent que la patho­lo­gie, c’est l’irrationnel. Ici, elle res­semble plu­tôt à une ratio­na­li­sa­tion per­for­mante appli­quée à un modèle de l’autre appau­vri, uni­la­té­ral, ins­tru­men­ta­li­sé.

Micro-exer­cice : choi­sir une per­sonne dif­fi­cile à com­prendre. Écrire trois rai­sons hono­rables (non cari­ca­tu­rales) qui pour­raient expli­quer son com­por­te­ment.

Trois voix dans une même tête (micro-interviews fictives)

La Logi­cienne : “Don­nez-moi des faits. Je sais les relier.”
La Sen­ti­nelle : “Je ne pro­tège pas la véri­té : je pro­tège l’équilibre.”
L’Archiviste : “Je conserve ce qui confirme. Le reste devient flou.”

La Logi­cienne n’est pas absurde : elle fait ce que fait un bon cer­veau, relier des indices. La Sen­ti­nelle non plus : elle évite l’effondrement d’un sens deve­nu vital. L’Archiviste rap­pelle un point déci­sif : la mémoire n’est pas un enre­gis­tre­ment neutre, mais un mon­tage orien­té par ce qui compte.

Quand ces trois voix s’alignent der­rière un axiome, la per­sonne ne “croit” pas seule­ment : elle habite un uni­vers cohé­rent, doté d’un pas­sé, d’une conti­nui­té, d’une dra­ma­tur­gie.

Ques­tion  : quelle voix prend le pou­voir chez toi quand l’incertitude devient incon­for­table : logique, pro­tec­tion, ou mon­tage sélec­tif ?

Le miroir de l’IA : surapprendre, puis convaincre

L’intelligence arti­fi­cielle aide à pen­ser l’érotomanie par contraste. Un modèle peut recon­naître des motifs avec brio et, pour­tant, man­quer de contrainte par le réel. Il peut sur­ap­prendre (over­fit­ting) : détec­ter des régu­la­ri­tés locales qui ne géné­ra­lisent pas. Il peut aus­si opti­mi­ser un objec­tif mal choi­si : il devient “effi­cace” au ser­vice d’une mau­vaise cible.

L’érotomanie res­semble à un sys­tème qui sur-apprend sur des signaux sociaux faibles et opti­mise un objec­tif non négo­ciable : main­te­nir la cer­ti­tude du lien. L’argumentation pro­duite peut alors sem­bler brillante, parce qu’elle est loca­le­ment cohé­rente, comme un texte très fluide qui ne serait pas tenu par le monde.

Ce paral­lèle ne réduit pas l’humain à une machine ; il rap­pelle une fra­gi­li­té par­ta­gée : dès que le méca­nisme de révi­sion perd son auto­ri­té, un esprit peut deve­nir extrê­me­ment per­for­mant… dans l’art de se per­sua­der.

Micro-exer­cice : repé­rer une situa­tion où l’on a “gagné” un débat. La vic­toire a‑t-elle aug­men­té la com­pré­hen­sion, ou seule­ment ren­for­cé une posi­tion ?

L’idée reçue à abattre : “Il suffit de lui prouver”

Face à une convic­tion déli­rante, l’entourage croit sou­vent qu’il manque des infor­ma­tions, et que des preuves suf­fi­ront. Or, si le pro­blème n’est pas l’absence de faits mais l’impossibilité de révi­ser l’axiome, ajou­ter des faits peut nour­rir le sys­tème au lieu de le fis­su­rer : le refus devient stra­té­gie, l’éloignement devient sacri­fice, la confron­ta­tion devient com­plot.

Cela ne veut pas dire qu’il ne faut rien faire, ni que toute dis­cus­sion est vaine. Cela signi­fie que le débat “sur les faits” n’est par­fois pas le bon niveau d’intervention. Les enjeux se situent plus haut : méta­cog­ni­tion, tolé­rance à l’incertitude, attri­bu­tion d’intentions, capa­ci­té à accep­ter la fal­si­fi­ca­tion, et sécu­ri­té psy­chique liée à la croyance.

Si tu te recon­nais dans une rigi­di­té qui te met en dan­ger ou met autrui en dan­ger, ou si tu es ciblé par une convic­tion de ce type, la démarche la plus res­pon­sable consiste à cher­cher une aide pro­fes­sion­nelle (méde­cin, psy­chiatre, psy­cho­logue). Un article peut éclai­rer ; il ne rem­place ni diag­nos­tic ni prise en charge.
Ques­tion ouverte : dans tes désac­cords, cherches-tu des faits, ou cherches-tu sur­tout un espace où ta croyance accepte d’être révi­sée ?

5 questions qui coupent la machine

On ne peut pas “arrê­ter” l’interprétation, parce que l’esprit inter­prète comme les pou­mons res­pirent. En revanche, on peut obser­ver les condi­tions dans les­quelles l’interprétation se rigi­di­fie et com­mence à fonc­tion­ner comme un tri­bu­nal plu­tôt que comme une enquête.

  • Quel est le prix de cette croyance (temps, éner­gie, conflits, iso­le­ment, répu­ta­tion, som­meil) ?

  • Quels sont les indices qui déclenchent une conclu­sion immé­diate, sans alter­na­tives ?

  • Quel fait pour­rait réel­le­ment me faire chan­ger d’avis (et existe-t-il dans mon monde pos­sible) ?

  • À quel moment ai-je reti­ré à l’autre son auto­no­mie men­tale (“je sais mieux que lui ce qu’il veut dire”) ?

  • Est-ce que mon récit res­semble à une enquête (qui peut échouer) ou à un ver­dict (qui ne peut pas perdre) ?

Micro-exer­cice : écrire une phrase com­men­çant par “Je pour­rais me trom­per si…”, puis la ter­mi­ner par un cri­tère obser­vable, pas par une abs­trac­tion.


Si cet article t’a mis mal à l’aise “au bon endroit”, ne referme pas la page comme on referme un dos­sier : trans­forme la lec­ture en maté­riau d’enquête.

  • En com­men­taire, raconte un micro-fait ambi­gu (2 à 5 lignes, sans détail iden­ti­fiable) : un silence, un “vu”, un ton, un regard, une phrase neutre. Puis réponds à ces trois ques­tions, comme si tu ana­ly­sais un indice et non une des­ti­née :

    • Qu’as-tu conclu immé­dia­te­ment, et sur quelle pré­misse impli­cite repo­sait cette conclu­sion ?

    • Quel contre-scé­na­rio sobre (non roma­nesque) expli­que­rait les mêmes faits ?

    • Quel fait obser­vable, réa­liste, pour­rait tran­cher entre les deux sans lire dans les pen­sées d’autrui ?

  • Si tu veux aller plus loin, abonne-toi à la news­let­ter : Nous publions, entre autres, des “fiches de démon­tage” (biais, attri­bu­tion, théo­rie de l’esprit, mise à jour des croyances) à par­tir de scènes ordi­naires — bureau, couple, réseaux sociaux — sans morale, sans man­tra, sans pro­messe de trans­for­ma­tion.

Enfin, si tu connais quelqu’un qui confond sou­vent indice et ver­dict, par­tage l’article — non pas comme une éti­quette diag­nos­tique, mais comme une invi­ta­tion à réflé­chir à cette ques­tion déran­geante : à quel moment notre logique cesse de cher­cher et com­mence à défendre ?

 

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